You are here

Retour sur la table-ronde “Challenges for Indigenous Peoples’ Rights in Times of COVID-19”

-A A +A

Le 23 septembre 2020, la représentante du pôle Washington de l’Institut des Amériques, Laura Cahier, a organisé une table-ronde virtuelle en partenariat avec l’École de Droit de l’Université de George Washington et l’International Law Society. Les trois panélistes, Monica Coc Magnusson (avocate Q'eqchi Maya et conseillère juridique pour les peuples mayas du Belize), Marjolaine Olwell (professeure de droit au James E. Rogers College of Law de l’Université d'Arizona) et Alexandra Xanthaki (professeure de droit à la Brunel Law School au Royaume-Uni) ont pris part à une discussion animée par Rosa Celorio (Doyenne associée du Programme de droit international et comparé de GW Law) et commentée par Laura Cahier. Les intervenantes ont abordé les diverses problématiques auxquelles sont confrontés les peuples autochtones depuis le début de la pandémie de la COVID-19, notamment dans les Amériques.

Entre autres sujets d’importance notable, les panélistes ont présenté les conséquences disproportionnées de la crise de la COVID-19 pour les peuples autochtones, démontrant ainsi comment les effets directs et indirects de cette pandémie ont exacerbé leur marginalisation. Les intervenantes ont, par ailleurs, interrogé les forces et faiblesses des normes juridiques nationales et internationales contemporaines pour la protection effective des droits des peuples autochtones à l’ère de la COVID-19. À ce titre, elles ont souligné la nécessité de respecter le droit à l’auto-détermination des peuples autochtones et de s’assurer systématiquement du respect de leur consentement libre, préalable et éclairé dans l’élaboration des mesures d’urgence et plans de relance. En particulier, les panélistes ont évoqué la nécessité pour les États et les organisations internationales de collaborer avec les communautés autochtones pour la conception et la mise en œuvre des mesures sanitaires, économiques et sociales visant à faire face aux conséquences de la crise de la COVID-19, tant sur le court terme que sur le plus long terme.

Les conférencières ont également mis en exergue la résilience et la force de nombreuses communautés autochtones. En élaborant des solutions créatives, ancrées dans leurs pratiques et cultures, et adaptées à leurs besoins particuliers, les communautés autochtones jouent un rôle essentiel dans la gestion de la pandémie actuelle dans les territoires les plus marginalisés. Monica Coc a ainsi conclu la discussion par une déclaration particulièrement poignante : « Indigenous peoples will not only survive this crisis, but they will thrive. They will find meaningful ways to go through this pandemic » [« Les peuples autochtones ne vont pas seulement survivre à cette crise, mais ils vont également prospérer. Ils trouveront des moyens significatifs de traverser cette pandémie. »].
 

 

Boletins

Sélectionnez la(les) lettre(s) en cochant les cases correspondantes

Informations
Apoie o IdA
Dernière mise à jour le 07/10/2020 - 09:03