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Séminaire IdA-IRSEM: Le «système garimpeiro»

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Séminaire Enjeux Stratégiques dans les Amériques - Strategic Issues in the America

Le «système garimpeiro»:

orpaillage clandestin en Amazonie et en Guyane française

 

Le 29mars 2021 de 16h à 18h, En ligne.

Inscription en ligne

 

Intervenant: François-Michel Le Tourneau (CNRS, Umi IGlobes, CNRS/PSL/Université d’Arizona)

Discutant: Colonel Emmanuel Durville, ancien chef d’état-major des forces armées en Guyane et auditeur du centre des hautes études militaires et de l’institut des hautes études de la Défense nationale.

Présentation: L'orpaillage informel est une activité présente dans les Amériques, en Asie et en Afrique, qui fait vivre au moins vingt millions de personnes et produit 25% de l'or mondial. Au Brésil, les orpailleurs informels et/ou clandestins sont dénommés garimpeiros. Dans les années 1970, ils ont été à la source d'un certain nombre d'innovations technologiques, et leur emprise s'est considérablement étendue en Amazonie. Depuis les années 1990, ils dépassent les frontières de leur pays et déploient leur système dans les pays voisins, en particulier le Suriname et la Guyane française.

Dans ce dernier territoire, l'Etat déploie des moyens considérables pour les repousser. La lutte contre l'orpaillage illégal (LCOI) y mobilise non seulement les forces de sécurité intérieure, mais également les forces armées, dans l'une des plus importantes opérations interarmées du MINARM -  son coût total est estimé à 70 millions d'€ par an et plusieurs centaines d'hommes, provenant en particulier du 3e REI basé à Kourou et du 9e RIMa basé à Cayenne, sont déployés quotidiennement sur le terrain. Pour autant, les garimpeiros montrent une surprenante résilience et, treize ans après le début de l'opération Harpie, ils sont toujours présents sur tout le territoire guyanais.

Basé sur une recherche originale menée en coopération avec les Forces armées de Guyane, l'exposé abordera les principaux points de l'organisation des garimpeiros pour montrer ce qui apparaît comme l'un des ressorts essentiels de leur résilience, le fait que leur organisation n'est pas celle d'une activité criminelle, mais un système économique, social et culturel. Ce système, dont les racines historiques remontent à l'époque coloniale et qui a toujours été "en marge" apparaît comme le fondement de leur résilience face aux actions pour éradiquer leur activité.

Ce système est déployé à l'identique sur l'ensemble du bassin amazonien, permettant une communication fluide qui se joue des frontières. Pour les garimpeiros, chaque territoire est une zone de prospection comme une autre, avec des avantages et des inconvénients dont la répression plus ou moins efficace selon les pays est un paramètre, mais pas nécessairement un élément fondamental.

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Dernière mise à jour le 16/04/2021 - 17:41