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Rencontres d’une grande richesse suite aux Journées d’Études « Recibir las migraciones en México » les 29 et 30 mai 2019 à Mexico

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Entre les politiques migratoires de contention qui cherchent à limiter les mobilités et les dispositifs administratifs qui encadrent légalement les flux migratoires, la question migratoire au Mexique reste un sujet médiatique et politisé face auquel il faut pouvoir prendre de la distance afin d’élaborer une réflexion à la fois critique et empathique. En ce sens, le monde universitaire a un rôle important à jouer. Cette question a été exacerbée face à la politique du président Trump et avec le passage des « caravanes de migrants » aussi appelées « exodes centraméricains » qui viennent actualiser les enjeux géopolitiques en termes de politiques de réception, pratiques d’hospitalités et contexte de xénophobie.

 

Affiche des journées d’etude

Les journées d’étude « Recibir las migraciones en México : Politicas, imaginarios transformaciones del espacio receptor », organisées par le CEMCA avec la participation de l’IdA, de l’UNAM et de l’université Paris 7, ont été l’occasion de réunir spécialistes du sujet, chercheurs, étudiants, organisations issues de la société civile, performeurs, artistes, réalisateurs et journalistes afin de proposer une analyse critique et une perspective historique face à ces phénomènes complexes en dégageant deux axes principaux. Le premier portait sur les politiques de contention et les imaginaires à l’œuvre dans les expériences migratoires. Le second s’est focalisé sur la question des travailleurs saisonniers et sur la transformation de l’espace rural. Dix-neuf panélistes, dont quatorze chercheurs venus du Mexique, de France, du Canada, du Niger et du Guatemala ont cherché à mettre en perspective les différents processus historiques et les différents contextes migratoires. D’autres temps forts de ces journées peuvent être évoqués, avec notamment la participation de l’organisation Las Vanders qui propose un accompagnement sociojuridique, psychique et affectif auprès de femmes migrantes, avec une optique artistique, interculturelle et féministe. À partir d’une performance artistique, mettant en scène les narrations affectives de femmes affectées par l’expérience migratoire, une autre réflexion sur le sujet a pu être développée et a ensuite alimenté les débats. Il en a été de même pour la projection du documentaire The Devil’s Rope de Sophie Bruneau sur l’histoire sociopolitique du fil barbelé et du passage de son usage animalier à son usage contre les humains, documentaire qui a fait pleinement partie de la programmation et des supports de réflexion de ces journées.

 

Julie Le Gall, Bernard Tallet et Michelle Salord pendant les mots d’ouverture du colloque « Recibir las migraciones en México »

Daniela Flores, activiste et artiste mexicaine, membre de l’organisation Las Vanders, donnant une discussion introductive aux journées

 

Affiche du documentaire de Sophie Bruneau : The Devil’s Rope

Dernière mise à jour le 01/07/2019 - 10:26