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Festival de cinéma "Le documentaire engagé dans les Amériques"

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07/10/2019

LE FESTIVAL DE CINÉMA DOCUMENTAIRE: DU 7 AU 13 OCTOBRE 2019

Notre festival Le documentaire engagé dans les Amériques constitue une première collaboration entre l’Institut des Amériques (IdA) et le cinéma Le Studio à Aubervilliers. Il marque, à l’occasion du congrès inaugural de l’IdA dans ses nouveaux locaux du Campus Condorcet à Aubervilliers, une volonté de s’ouvrir au territoire sur lequel il est implanté et d’établir des relations fructueuses avec les acteurs culturels locaux.

La programmation du festival couvre les différentes aires géographiques des Amériques, offre un panorama de films documentaires de création récents – huit longs métrages et trois courts métrages –. Cette première édition présente un cinéma du réel engagé, mais non univoque, qui met en lumière les dysfonctionnements de nos sociétés, mais évoque, montre ou propose également des chemins de résilience dans un monde contemporain aux prises avec l’imminence de la catastrophe.

Organisé par l’Institut des Amériques en partenariat avec le cinéma Le Studio à Aubervilliers. Avec le soutien du laboratoire CECILLE-Université de Lille, du laboratoire CRIMIC-Sorbonne Université, de l'Institut culturel du Mexique, du Sécretariat de relations internationales du Mexique, de la Fondation de la Maison du Mexique et du réseau de salles Cinémas 93. Avec la participation spéciale de l'association Villes des Musiques du Monde.

Programmation

Lundi 7 octobre à 20h00

Le grain et l’ivraie, Fernando Solanas (Argentine, 2018)

Fernando Solanas voyage caméra aux poings à travers sept provinces argentines à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui nous racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxiques (glyphosate, épandages, fumigations) ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance. Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l’alternative d’une agriculture écologique en démontrant qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides, pour reconquérir et préserver nos milieux naturels.

Projection suivie d’un débat avec Julie Amiot-Guillouet, professeure des Universités et directrice adjointe du laboratoire Agora de l’Université de Cergy Pontoise, spécialiste du cinéma hispanique classique, moderne et contemporain. En présence du Collectif Climat d’Aubervilliers.

Mardi 8 octobre à 20h30

La fin des terres, Loïc Darses (Canada, 2019)

PREMIERE INTERNATIONALE

Loïc Darses aborde, par le truchement des mots de 17 Québécoises et Québécois qui n’avaient pas 18 ans lors du second référendum sur la souveraineté en 1995, des questions comme l’identité, l’environnement, la souveraineté du peuple et la place des Autochtones dans la société québécoise.

Projection suivie d’un débat avec Serge Jaumain, Professeur d’Histoire contemporaine à l’Université libre de Bruxelles où il codirige AmericaS, le Centre interdisciplinaire d’étude des Amériques.

Mercredi 9 octobre à 20h30

Batallas íntimas, Lucía Gajá (Mexique, 2016)

La réalisatrice accompagne le parcours de résilience de cinq femmes ayant subi des violences domestiques (dans cinq pays différents dont le Mexique et les Etats-Unis) en décrivant et révélant la mécanique de la maltraitance, tout en montrant qu’il est possible d’en réchapper et de se reconstruire pleinement.

Projection suivie d’un débat en présence de la réalisatrice, avec la participation de la Maison des femmes de Saint-Denis (sous réserve), Marianne Bloch-Robin et Véronique Pugibet (Crimic – Sorbonne Université).

Jeudi 10 octobre à 20h00 – Soirée Courts-métrages

Ici, Cayetano Espinosa (Pérou, 2017)

Après les tentatives de colonisation de l’Amazonie péruvienne par des missions américaines, trois femmes, faisant partie d'un peuple indigène appelé « Isconahua », sont forcées de quitter la forêt vierge pour toujours. Aujourd'hui, la plus âgée d'entre elles reconstitue, face aux deux autres, la mémoire de cet exil.

Horseday, Mohamed Bourouissa (États-Unis, 2014)

Philadelphie est l’une des rares métropoles américaines où l’on peut encore circuler à cheval. Mais cette pratique équestre urbaine est mise en péril par la municipalité. Les quartiers nord de la ville possèdent toujours des écuries et tentent malgré tout de conserver ce patrimoine, transmis de génération en génération. Le réalisateur rencontre la communauté afro-américaine des écuries de Fletcher Street et leur propose d’organiser un concours inédit de « TUNING » de chevaux en collaborant avec des artistes de Philadelphie.

Sol negro, Laura Huertas Millán (Colombie, 2016))

Comme le soleil noir d’une éclipse, Antonia est une chanteuse lyrique à la beauté exubérante et sombre. En réhabilitation suite à une tentative de suicide, tous ses liens familiaux ont été brisés. Pourtant, sa sœur reste profondément affectée par cet évènement … Comment les réunir à nouveau ? Comment pouvoir comprendre ce trauma qui les affecte et les dépasse en même temps ?

Projections suivies d’un débat en présence de la réalisatrice Laura Huertas Millán et de l’association Cinémas 93

Vendredi 11 octobre à 19h30

O processo, Maria Ramos (Brésil, 2018)

Dilma Rousseff, fille d'un immigré bulgare, a été la première femme élue démocratiquement à la présidence brésilienne. Emprisonnée et torturée de 1970 à 1972 sous la dictature militaire, elle est devenue le symbole de la quête de démocratie des Brésiliens. Maria Augusta Ramos filme le procès qui a mené à sa destitution avec une puissante énergie qui rappelle les meilleurs thrillers politiques des années 1970.

La séance commence en musique sur des airs de samba avec le musicien brésilien Fernando del Papa en partenariat avec le festival Villes des Musiques du Monde. La projection est suivie d’un débat avec Alberto Da Silva, maître de conférences en histoire contemporaine brésilienne à Sorbonne Université.

23h00 - Roda do Cavaco / Fernando del Papa au Théâtre Zingaro
Six virtuoses font cercle autour du cavaquinho de Fernando. Entre leurs mains, une guitare à 7 cordes mais surtout des percussions de toutes tailles et de toutes sortes, du tambourin (le pandeiro) aux tambours (rebolo, tantam, repique de mão). Tous chantent avec enthousiasme et, parmi les classiques de la samba, se glissent quelques compositions personnelles qu’on jurerait écrites à Rio.
Navette dans la limite des places disponibles et entrée gratuites pour les détenteurs du billet d’entrée au cinéma.

Samedi 12 octobre à 14h00

In Jackson heights, Frederick Wiseman (États-Unis, 2015)

Jackson Heights est l’un des quartiers les plus cosmopolites de New York. Ses habitants viennent du monde entier et on y parle 167 langues. Ce quartier incarne à lui seul la nouvelle vague d’immigration aux États-Unis et concentre les problématiques communes aux grandes villes occidentales comme l’immigration, l’intégration et le multiculturalisme.

Projection précédée d’un accueil musical en partenariat avec le festival Villes des Musiques du Monde (sous réserve), d’une introduction par Ariane Hudelet, maître de conférences au Laboratoire de recherche sur les cultures anglophones (LARCA) à l’Université Paris Diderot.

18h – Parade "Nos Amériques".

Départ du métro Fort d’Aubervilliers vers le Fort d’Aubervilliers. Gare à la tornade ! Le festival Villes des Musiques du Monde démarre en fanfare, dans une tempête de cuivres, de percussions et de pas de danse. À travers les Courtillières et la Maladrerie, un long convoi parcourt Aubervilliers en direction de son Fort. Plus de 200 danseurs défilent, pour la plupart surentraînés à force de participer au Carnaval Tropical de Paris avec leurs costumes exubérants. Leurs déplacements font écho aux coups de mailloches de la batucada Timbao, retentissant ensemble de percussions afro-brésiliennes. Devant, derrière, sur les côtés, s’élèvent les notes de fanfares telles que Stepping Out et les Fabriques Orchestrales Junior, ces émouvants rassemblements de jeunes fous du funk de la Nouvelle-Orléans. Une seule façon de résister à cette puissante déferlante : suivre le mouvement !

20h - Soul Train Party. Aubervilliers - Fort d’Aubervilliers - Gratuit

Connaissez-vous « Soul Train » ? Cette émission de télévision états-unienne, diffusée de 1965 à 2006, a fait connaître les plus grandes vedettes du genre, de James Brown aux Jackson Five, en passant par Marvin Gaye ou Stevie Wonder. Si son esprit est invoqué ce soir, c’est pour sa séquence la plus mémorable, la « Soul Train Line » : en fin d’émission, le public formait deux lignes entre lesquelles des couples défilaient en dansant. Leurs tenues extravagantes, leurs inventions chorégraphiques et l’esprit de camaraderie qui unissait ces danseurs sont restés gravés dans votre mémoire ? Alors, le moment est venu d’entrer en piste à votre tour. Habitués à accompagner des artistes de la stature de Tom Jones, Driss Farrio et ses Soulbrothaz se proposent de guider vos pas de danse dans un Fort d’Aubervilliers converti en discothèque géante : prenez votre billet, le train est à quai. Attention au départ !Du 7 au 13 octobre 2019 - Cinéma Le Studio - Aubervilliers

Dimanche 13 octobre - Ciné-brunch

Trilogie de Patricio Guzmán (Chili)

11h00 | Nostalgia de la luz (2010)

Au Chili, à trois mille mètres d’altitude, les astronomes venus du monde entier se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature. Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d’une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, des femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus…

14h30 | El botón de Nácar (2015)

Le bouton de nacre est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers. A travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques. Certains disent que l’eau a une mémoire. Ce film montre qu’elle a aussi une voix.

16h30 | La Cordillera de los sueños (2019) en avant-première

Au Chili, quand le soleil se lève, il a dû gravir des collines, des parois, des sommets avant d’atteindre la dernière pierre des Andes. Dans son pays, la cordillère est partout mais pour les Chiliens, c’est une terre inconnue. Après être allé dans le désert d’Atacama pour Nostalgie de la lumière et en Patagonie pour Le bouton de nacre, Patricio Guzmán a voulu filmer de près cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l'histoire passée et récente du Chili.

Projections suivies d’un débat en présence de Sergi Ramos, maître de conférences (Crimic – Sorbonne Université) et remise du prix du jury en partenariat avec la Cinémathèque du documentaire (sous réserve).

Dernière mise à jour le 27/09/2019 - 18:33