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Les savoirs décoloniaux au prisme de l'histoire, colonialité et décolonialité dans les Amériques

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19/05/2021

Journée d'étude internationale organisée par Mina Kleiche-Dray (Ceped - IRD - Université de Paris) et Lissel Quiroz (CY Cergy Paris Université)

Mercredi 19 mai 2021 de 15h à 18h30  - Université de Chicago Centre à Paris (6 rue Thomas Mann, 75013)

 

Inscription pour assister en personne ou via Zoom : https://centerinparis.uchicago.edu/events/savoirsdecoloniaux

Les études décoloniales s’inscrivent dans la réflexion sur la production des savoirs et la critique sociale produites par et depuis le sud global. Elles se situent dans la filiation des théories de la dépendance, du rattrapage économique et de la modernisation, notamment du pensamiento crítico latinoamericano. Elles s’intéressent aux phénomènes de marginalisation sociale et politique de certains groupes sociaux d’un point de vue épistémique et culturel. Les Études décoloniales, qui ne se cantonnent pas aux recherches faites par le groupe "Colonialidad/Modernidad/Decolonialidad", interrogent les rapports de pouvoir dans les contextes des Amériques (du Nord, du Centre, du Sud et Caraïbes). Si ces travaux ont émergé dans les champs disciplinaires de la sociologie, la philosophie et la sémiologie, ils sont largement discutés dans plusieurs domaines de recherche notamment, dans les études féministes et écologiques ainsi que dans les débats sociétaux sur l’émancipation politique des groupes «minorisées» (femmes, communautés LGTB+, afro descendants, populations autochtones, etc.) et les rapports de nos sociétés à la nature. C’est pourquoi, après avoir présenté tout au long de cette année universitaire, les Études décoloniales, la Journée d’étude a pour objectif d’en faire un premier bilan en interrogeant plus spécifiquement les apports des études féministes et écologiques à la dimension historique de la colonialité. L’histoire hégémonique est en effet l’un des principaux vecteurs de la colonialité. Produite par les dominant·es, elle valorise leur action et produit un discours qui légitime l’ordre social inégalitaire tout en invisibilisant l’action des Subalternes pour leur émancipation. C’est le cas notamment des récits nationaux qui bien qu’ayant évolué dans le temps – depuis les indépendances latino-américaines – gardent des caractères coloniaux. Déconstruire ces récits et en visibiliser d’autres alternatifs constitue la base du travail décolonial. La Journée d’étude souhaite participer à cette tâche. Elle envisage à la fois de questionner les récits et les formes de faire l’histoire hégémonique, et propose de contre-discours et des contre-visions historiques des Amériques


 

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Dernière mise à jour le 21/05/2021 - 11:04